Nathalie Kosciusko-Morizet à Paris le 15 juin 2017 ( AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT )
L'ancienne ministre UMP Nathalie Kosciusko-Morizet, qui avait annoncé quitter la politique après son échec aux législatives de 2017, a déclaré mardi qu'elle soutiendrait Édouard Philippe à la présidentielle.
"Je vais soutenir Édouard Philippe", a déclaré celle qui fut aussi candidate à la mairie de Paris au micro de France Inter. "Je pense qu'il a cette capacité à rassembler, à rassembler dans le calme, à rassembler dans le dialogue".
Le maire du Havre, ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron, est comme Nathalie Kosciusko Morizet issu de LR.
"C’est une femme de grande expérience politique. Elle en est complètement sortie depuis 9 ans, et revient avec une expérience nouvelle et très intéressante, notamment sur l’IA et la défense. C’est extrêmement précieux", a-t-on expliqué dans l'entourage d’Édouard Philippe.
Le président d'Horizons avait déjà enregistré le soutien du président du Conseil départemental du Finistère, Maël de Calan. Sans le rallier officiellement, l'ancien ministre Jean-François Copé l'a récemment qualifié de "mieux placé" pour représenter la droite à la présidentielle.
M. Philippe a également récemment nommé comme co-directrice de campagne Marie Guévenoux, ex-ministre et ex-députée Renaissance.
Tous avaient soit soutenu, soit s'étaient ralliés à Alain Juppé, dont Édouard Philippe était un des lieutenants, lors de la primaire de la droite en 2016.
Selon Mme Kosciusko-Morizet, "la vie politique française a été contaminée par un mouvement qui vient des réseaux sociaux, de l'économie de l'attention, du clic, vous savez, les chocs de dopamine".
"On nous sature notre espace intellectuel, notre énergie, toute notre attention. Et ça, ça a débordé sur la vie politique: on va de réaction en réaction. Et vous savez quoi? La réaction, ce n'est pas l'action", a-t-elle encore développé, jugeant qu'"on a besoin de gens qui ne vont pas de réaction en réaction et qui tiennent leur cap".
Après cinq ans passés au sein du fonds d'infrastructures Antin, l'ancienne ministre de François Fillon (2009-2012) avait rejoint un centre de recherche spécialisé dans les secteurs de l'intelligence artificielle et des médias.
L'électron libre à droite développait en parallèle des investissements conjoints avec son frère Pierre Kosciusko-Morizet dans le secteur de la tech et des médias.

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